Article du vendredi 8 janvier 2010

Le tour de force de l'Ascul

Comment un club réussit à organiser l'équivalent d'un championnat du monde


C'est devenu une tradition qui fêtera sa trentième édition l'an prochain, c'est l'équivalent d'un championnat du monde doublettes, c'est comme le dit Myriam Fontaine, la présidente générale de l'Ascul, « le troisième volet des fêtes hivernales après Noël et le Jour de l'An », bref c'est devenu une tradition immuable.
Mais le « Béraudier », c'est aussi beaucoup de travail et de soucis à régler. Jean-Pierre Ruillat et son équipe de trente à quarante bénévoles sont à pied d'œuvre pour préparer les terrains, tribunes et l'ensemble de l'intendance depuis une bonne semaine. C'est même dès la fin de l'été que commence l'organisation de ce tournoi qui pèse 29 000 euros de budget et qui, comme le souligne Dominique Bocquet, secrétaire du club « est la seule manifestation de cette importance organisée par une association ».
Ce tour de force n'empêche pas de faire dans la dentelle, comme pour fignoler les jeux : du fait main qui fait bien. Jean-Pierre Ruillat a autour de lui une équipe de fidèles, comme Guy Morlet, licencié désormais au Cercle des Travailleurs, mais ancien de l'Ascul. Successeur de René Lapierre en 1999, Ruillat est à la fois un dirigeant et un joueur de haut niveau.
A 61 ans, il n'évolue plus qu'en traditionnel, mais il se souvient que l'Ascul a figuré parmi les pionniers des clubs sportifs et ne renie ni cette époque ni cette part du sport-boules.
« En 1989, on avait remporté le titre face à Montélimar qui était tellement grand favori que les sacs des champions étaient prévus en vert, leurs couleurs, et ceux des sous-champions en bleu, nos couleurs. Du coup, j'ai toujours gardé le sac vert car il me rappelle notre victoire. »
Dans l'équipe, des noms comme Bilon, Condro, Thollon, Bozek, Brun, Paris, Devecchi, Giangrande, Bernard, Sanchez, Portier, Balme, rappellent que l'Ascul a décidément beaucoup donné aux boules. Et à l'image de Jean-Paul Laval, le secrétaire, et Michel Cretenet, le trésorier, ancien chef de service de Jean-Pierre Ruillat au service propreté de la communauté urbaine de Lyon quand il officiait dans le quartier Bellecour, la fidélité n'y est pas un vain mot.
Philippe Perroud



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