Article du lundi 1 octobre 2007

Mondial senior à Grude: Amar-Poyet un duo en or

Maigre bilan pour les Français en Bosnie avec deux médailles d'or pour Fabien Amar en progressif et pour le relais Amar-Poyet


L'équipe de France a rendu une pale copie lors des championnats du monde disputés à Grude (Bosnie). Heureusement pour les Français, les coureurs ont été à la hauteur de l'événement avec les deux médailles d'or glanées par Fabien Amar en progressif et le relais Amar-Poyet. Fabien Amar a dominé de la tête et des épaules l'épreuve du progressif en terminant premier de tous les tours d'éliminatoires. En finale, l'Italien Ziraldo n'avait jamais pu contester sa supériorité et son départ catastrophique (une réussite sur les quatre premiers tirs) avais rapidement oté tout suspense à ce match. Avec un score de 45/49, Fabien Amar montait sur la plus haute marche du podium reléguant le Transalpin à près de dix longueurs. Le Croate Ante Papak venait complèter le podium après sa victoire contre le Slovène Borcnik.
Dans la matinée Fabien Amar avait déjà frappé fort avec son succès en finale du relais associé à son ami Frédéric Poyet. Les Français, recordmen du monde, semblaient intouchables dans cette épreuve jusqu'à la prestation des Croates Kolobaric et Marcelja en demi-finale avec un score de 54/58 face aux Italiens. Amar et Poyet, sûrs de leur art, n'avaient que faire de l'incroyable montée en puissance des Croates. Les Tricolores l'emportaient avec un total de 53/58 face à des adversaires qui étaient revenus sur terre avec un score de 49/58. Frédéric Poyet savourait à sa juste valeur ce titre : « A 31 ans, il faut apprécier les titres quand ils arrivent. Je suis fatigué après une semaine où il a fallu aligner les efforts. Mon seul regret est d'avoir rater le bronze en double avec Majorel. »
Une défaite logique des Français dans ce match de classement face aux Croates. Majorel et Poyet ne sont jamais rentrés dans le match étant même menés 2-8. Ils avaient tout de même une réaction d'orgueil pour s'incliner 9-8.
Frédéric Poyet essayait de comprendre pourquoi les Français étaient revenus bredouilles en traditionnel : « Le niveau des autres pays s'élève au fil des ans. Les jeux du boulodrome de Grude étaient très difficiles à jouer. Enfin ils l'étaient pour tout le monde. »



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