Article du mardi 13 mai 2008

International : Bilon la confirmation

Premiers du classement, les Aixois ont dominé le week-end de la tête et des épaules


« Nous avons produit du gros jeu. Cette victoire est donc méritée ». Lucide, Manu Bilon, après la victoire de sa quadrette à l’«International» des quatre-vingt-seizièmes Tournois de Pentecôte. Premiers du classement des équipes nationales, les joueurs d’Aix-les-Bains (Bilon, Romain Garcia, Luc Ayral, Alain Cluzel, Jeannot Perrier) ont en effet amplement mérité l’honneur qui leur a été fait hier soir place Bellecour. Un honneur logique, donc, pour une équipe qui venait de battre, pour la deuxième fois en deux jours, la Cro Lyon de Michel Colomb (13-9). Et qui, en compagnie des autres escouades savoyardes,a dominé la saison de la tête et des épaules. « On peut essentiellement dédier ce succès au «patron» », renchérissait Bilon en pensant à Jean-François Gobertier. Le «mécène» d’Aix, lui, était aux anges au bord du carré d’honneur.  Il faut dire que c’est effectivemen t grâce à lui que la société présidée par Paul Boilin atteint aujourd’hui les sommets du jeu «traditionnel». Les quadrettes de Bilon, mais aussi de Paul Battistella et de... Jean-François Gobertier participaient à la grande fête de l’élite ce week-end. Aux championnats de France de Bourg-en-Bresse, fin juillet, elles pourraient être quatre à figurer en haut de l’affiche quand on sait que l’équipe de Patrick Verne est à la limite, au classement, des seize premiers. Le haut de l’affiche, la Cro, bien sûr, le connaît bien. Alors que Michel Gonnet et les siens étaient tombés dès la première journée, la formation menée par Michel Colomb a traversé le tableau sans encombre (à part sa défaite contre... Bilon lors de la deuxième journée de poules) pour arriver en finale. Mais, après avoir sorti le grand jeu hier matin en demi-finales pour étouffer rapidement les espoirs toulousains de René Cannizzo (étrillé 13-1), Frédéric Poyet, Stéphane Mussi, Philippe Robin et Jérémy Micoud ont raté le début de la dernière partie. Menés 9-0 après seulement deux mènes, les Lyonnais ont bien réagi pour recoller à 8-9. Trop tard, malheureusement pour eux, pour arrêter le rouleau compresseur aixois.
« On ne peut que regretter ce début de match », racontait Mussi après la finale.  « On ne s’attendait pas forcément à aller si loin en début de week-end. Alors nous avons joué sans pression», tempérait de son côté Poyet, forcément un peu déçu, mais pas sans espoir pour la suite de la saison, fournie en objectifs pour les Croix-Roussiens (Coupe d’Europe des clubs, et championnats de France). La pression, justement, Manu Bilon l’aura également moins quand il s’agira de se rendre aux «France» à Bourg:« Quand on est premier du classement, si on ne gagne pas un des grands concours, la saison n’est pas forcément réussie ». La victoire des Aixois place Bellecour libère en quelque sorte le grand Manu et les siens d’un poids. Déjà «énormes» à Lyon, ils n’en seront que plus dangereux dans l’Ain cet été. Sans parler de la saison prochaine, qui verra Aix-les-Bains accueillir des joueurs tels que Perras (Ferrero, Italie), Battimenza (Valencin) et Eymard (Ascul). Les Savoyards n’ont sûrement pas fini de gravir les sommets.

Sébastien Calemard



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