Article du mardi 13 mai 2008
Féminines : Galien rate la marche
Les Sanpriotes avaient fait sensation en sortant Maugiron et Richard
Déjà, au soir de la deuxième journée, la formation de Saint-Priest avait créé l’exploit en sortant en huitièmes de finale la formation Maugiron (Pont de Claix), grosse cylindrée de cette épreuve. Un match qui restera sans aucun doute «la» partie de ce «Pentecôte». Hier matin en demi-finales, les Sanpriotes retrouvaient un autre gros morceau avec la formation Richard, très en vue depuis le début de l’épreuve. Les Rhodaniennes débutaient bien la rencontre et après quatre mènes, se détachaient au score ( 10 à 1 après une heure de jeu). Catherine Gallien et Valérie Esparron accusaient alors un terrible coup de mou et les Andréziennes revenaient à 10 partout. Heureusement, Valérie Esparron, très en verve, donnait la victoire à son équipe d’un maître-tir. En finale, les Sanpriotes entraient donc dans le carré d’honneur avec l’étiquette fort justifiée de favorites. Sophie Debié (Morestel) savait pour sa part que leur tâche serait difficile: « Nous allons jouer ce match sans pression car personne n’aurait misé un seul centime sur nous avant le début de l’épreuve. Nous ne voulons prendre que du plaisir ». Les Morestelloises ont fait mieux que se défendre et prenaient ainsi d’entrée le match en main. Elles distançaient leurs adversaires sur un maître-tir de Delphine Michaud sur un but à trois points (9-2). Valérie Esparron entrait alors à la place d’Amandine Reynaud. Un changement bénéfique car elle faisait le ménage sur le terrain par des tirs savamment dosés qui permettaient à Saint Priest de revenir à 5-9. Sophie avouait qu’elle avait douté à ce moment de la partie: « Autant j’ai été confiante tout au long de la rencontre autant avec l’entrée de Valérie, j’ai douté pendant deux mènes ». Les Iséroises ont certes «cogité» mais elles ont rapidement remis le wagon sur de bons rails pour l’emporter sur une magnifique mène au point qui leur permettait de conclure. « Nous n’avons certes pas créé d’exploit au cours de ces trois jours mais nous avons été d’une incroyable régularité. Je ne pensais vraiment pas enlever une telle épreuve », déclarait Delphine Michaud qui n’avait pas encore conscience de sa superbe performance. De son côté, Valérie Esparron analysait avec lucidité la défaite de sa formation: « Nous n’avons pas été assez performantes au point. C’est dur d’échouer en finale, surtout après avoir éliminé Maugiron et Richard. Nous avons hésité à faire le changement à 6-2. Cela n’aurait peut-être rien changé ». Une chose est certaine: le Pentecôte féminin reste à Morestel, car, après Chenavier qui avait déjà créé la surprise l’an passé , Debié a pris le relais. Deux «Pentecôte» de suite pour Morestel, peut-on encore parler de surprise ?