Article du mardi 13 mai 2008

Cadets : Pingeon enfin au palmarès

Aucun membre de la famille Pingeon n’avait jamais gagné le Bellecour. C’est désormais chose faite


Pingeon. Ce nom fait référence dans le monde de la boule lyonnaise. De René, récemment décédé, en passant par Stéphane et Thierry , ses fils, Alain, son neveu, les Pingeon ont en effet gagné sur tous les terrains de France… sauf à Bellecour ! Hier, le jeune Sébastien Pingeon a réparé cette erreur en s’imposant, avec ses partenaires de Dommartin, en finale d’un Pentecôte 2008 que la quadrette de l’Ain a survolé. Sortie première de poule samedi, la formation managée par… Alain Pingeon (le père de Sébastien) marquait ainsi fortement les esprits dimanche, en surclassant le redoutable Abelfo (11-0), puis la CRO de Dubuis (11-1), avant d’expédier Oyonnax (Besnard) en quarts de finale (11-3). Un parcours royal qui en faisait, hier matin, la favorite de sa demi-finale face à Rapoud (Pierres Dorées). Ce dernier n’allait jamais être en mesure de contrarier les pronostics. Malgré un Dorian Rapoud quasi-irréprochable (6/9, 2c), la formation des Pierres Dorées, en cruel manque de point et avec un Arnaud Corcelette bien malheureux (3/9, 1c), subissait la loi des joueurs de l’Ain, où l’international Gérard Bailliez se révélait impeccable dans son rôle de tireur en second (4/6, 1b). Avec Thibaud Ponsard, l’autre recrue de Château-Gaillard, et un Valentin Bourgeois précis en tireur de tête (8/11), Sébastien Pingeon était trop bien accompagné pour laisser filer une place en finale. En six mènes, la cause était d’ailleurs entendue (11-3). Restait à conclure cette chevauchée fantastique face aux Jurassiens de Ménis (Orgelet) qui avaient aussi fait forte impression. On attendait beaucoup de ce choc au sommet. Mais, comme souvent dans le carré d’honneur, la pression pesait de tout son poids sur les jeunes joueurs des deux formations. Heureusement pour Dommartin, Gérard Bailliez continuait d’assumer son statut de leader. Son annulation dans la deuxième mène en était la preuve. En face, les Jurassiens s’accrochaient tant bien que mal pour effacer leur mauvais départ (de 3-0 à 3-3). Survenait, à cet instant, le tournant de la partie en faveur de Dommartin. Valentin Bourgeois, qui venait d’aligner quatre trous, passait de tireur de tête à pointeur en second ! Un coup gagnant puisqu’il faisait alors compter toutes ses boules ! A l’inverse, les pointeurs de Orgelet continuaient de chercher la clé du jeu, et l’infortuné Romain Ménis enchaînait les trous (0/4). Le déchet était trop important. En deux mènes, les sixième et septième de cette finale, la bande à Pingeon compilait facilement les huit points nécessaires à un incontestable succès (11-3). Battus l’an passé en demi-finale avec Dumont (Château-Gaillard), Ponsard et Bailliez tenaient leur revanche. Quant à Sébastien, il venait enfin d’inscrire le nom de Pingeon au palmarès de Bellecour. Un bel hommage pour René.



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