Article du jeudi 13 novembre 2008

Les trois raisons d’un échec

Irrésistibles depuis plus d’un an, les joueurs de la Cro Lyon ont déchanté face à Saint-Vulbas


Les hommes du président Gonnet n’avaient pas connu la défaite depuis plus d’un an. C’était  à  Aix-les- Bains. A domicile il fallait remonter bien plus loin encore avec un revers il y a trois ans face à une formation de Montpellier au plus haut de sa forme.

Samedi dernier les protégés de Jean-Paul Delorme, l’entraîneur lyonnais, ont mordu la poussière après une partie qui avait pris des allures de déroute après les deux premiers tours.

La première raison de cette défaite est à mettre à l’actif des joueurs de Saint Vulbas, exemplaires tout au long des épreuves. Cela dit, Les Villibadois se présentaient à la Croix-Rousse avec un effectif de tout premier ordre et une détermination maximale. La deuxième explication se trouvait  sans doute dans le manque de concentration des joueurs de la Cro pour aborder une telle rencontre. Xavier Majorel, l’ancien capitaine lyonnais  le constatait : «  L’an passé nous avions commencé de la même façon c’est-à-dire en rencontrant deux équipes de bas de tableau. Nous avions gagné les parties haut la main et lors de notre déplacement à Aix, nous nous pensions irrésistibles. Cette saison nous faisons pareil».

Pourtant les Lyonnais menés 2-10 ont eu les ressources pour tenter d’inverser la marque. Le refus d’abdiquer de Laurent Beraud dans le combiné en était la parfaite illustration. Une victoire de l’ancien joueur de Saint Vulbas qui mit ses partenaires sur de bons rails.

La dernière raison était sans doute ce petit coup du destin qui fait basculer une partie vers une formation plutôt que l’autre. Ainsi dans les précisions Majorel et Robin avaient la partie en mains mais des ratés en fin de partie les condamnaient à l’échec. Dans le traditionnel,  mêmes causes et mêmes effets avec Majorel en tête devant Brouze avant de s’incliner dans la dernière mène comme l’avaient également fait Poyet et Robin dans le double.  

Ce succès n’a rien d’alarmant car comme le précisait le coach lyonnais, Jean-Paul Delorme, «le championnat est long et il va falloir que Saint Vulbas soit costaud pour faire la course en tête».  

 Mais méfiance tout de même car les phases finales du championnat de France se dérouleront à Saint-Vullbas.



Fermer cette fenêtre
Tous droits réservés. © Le Progrès 2007