Article du lundi 14 juillet 2008
Championnats de France (simple): Chirat encore élu
Déjà titré deux fois cette saison, le Brivois s’est imposé en simple
Certains avaient des doutes sur la valeur de ces championnats de France de simples. Les finales d’hier ont dû convaincre les plus sceptiques. À tous les niveaux, la qualité a été présente au rendez-vous.
En minimes, Nicolas Bourrin (Estrebelin), dont le grand frère a gagné le Bellecour 2007 cadet, a montré que bon sang ne saurait mentir en empilant les « briques ». En cadets, Gérard Bailliez (Dommartin), récent vainqueur du Pentecôte, a signé le doublé pour déclarer ensuite : « Et pourquoi pas le triplé à Bourg aux quadrettes? ». Un doublé que Sabine Longefay (Blacé), également victorieuse au dernier Bellecour a bien failli s’offrir en cadeau d’anniversaire. Mais, après une superbe remontée (de 0-7 à 8-7), la Caladoise a encaissé quatre points fatidiques pour laisser filer le titre de Féminines 4 chez l’Iséroise Ravanat. Toujours au rayon doublé, en Féminines 3, Marie Liénard, couronnée dimanche dernier à Nantes avec Sonia Bruniaux, a récidivé en dominant une Virginie Dromard pourtant accrocheuse (11-1).
On le voit, les noms des vainqueurs ont donné du crédit au palmarès avec, cerise sur le gâteau, le succès en Nationale de Grégory Chirat aux dépens d’un Danny Montels vraiment malheureux cette année. Déjà battu sur le fil en demi-finale à Nantes (10-11), l’Aixois a connu hier la même mésaventure. Auteur d’un départ catastrophique (1-7 après quatre mènes), où il tournait à 50 % au point comme au tir, il parvenait pourtant à inverser la tendance. À nouveau précis dans tous les secteurs, Montels refaisait son retard (3-8, 4-8, 6-8, 8-8) et s’approchait même à une longueur du bonheur (10-8) : « à 10-8 pour lui, je me suis vu perdre », analysait Chirat.
Oui mais voilà, Grégory Chirat n’est pas un joueur comme un autre. Déjà titré en précision et en club Élite 2, 2008 est vraiment son année. Sa frappe sur le but, le long du fil, pour une annulation salvatrice à 10-9, fut celle d’un (déjà) grand champion. « Grégory a vraiment tapé là un but incroyable » reconnaissait un Montels dépité. « Après Nantes, je perds encore 11-10. Ce n’est décidément pas mon année ». Tout le contraire de Chirat qui, impérial au point, poussait son malheureux adversaire à la faute (deux boules ratées) dans la dernière mène. Sur le fil (11-10), Grégory s’offrait son troisième titre national de la saison. Chapeau champion!