Article du jeudi 15 novembre

Saint-Vulbas, rival inattendu

Elle-même ne se voyait pas si « belle » en début de saison : l'équipe de l'Ain partage la tête du classement avec la Cro


En début de saison, les observateurs du championnat de France Elite des clubs sportifs annonçaient essentiellement Pont-de-Claix et Aix-les-Bains comme les principaux rivaux de la Cro dans la course à la première place du classement. Or, après quatre journées, ces grosses cylindrées sont déjà « lâchées » par le club lyonnais - les Isérois à deux points, les Savoyards à quatre. Seule une équipe reste dans sa roue : Saint-Vulbas, que l'on n'attendait pas forcément à pareille fête. La formation de l'Ain compte tout simplement quatre succès.
« Nous-mêmes ne nous attendions pas à être là, reconnaît Jacques Faresse, entraîneur-joueur arrivé de Grenoble-Eybens à l'intersaison. Nous aurions aussi bien pu n'avoir qu'une victoire aujourd'hui : nous avions un calendrier très difficile. Mais nous avons livré des matches de haut niveau, et les petits détails qui font souvent la différence ont penché de notre côté. » Après avoir logiquement écarté Montpellier, les Villibadois sont ainsi allés gagner à Pont-de-Claix avant de battre Aix et de s'imposer à Grenoble.
« J'ai hérité de la même formation que la saison dernière, qui a fini cinquième », raconte Faresse, dont la seule recrue est le transfuge de Montpellier Stéphane Pingeon - « Un gros plus pour le groupe sur le plan mental. » Le mental, c'est justement ce qui, selon le technicien, permet à Saint-Vulbas de désormais tutoyer les sommets : « Il y avait des joueurs de qualité qui avaient besoin de confiance. J'essaie donc de faire en sorte que chacun se sente bien. »
Et visiblement, ça marche. Dans ces conditions, le coach peut tranquillement faire passer son message : « Améliorer la performance collective, et essayer de poser des problèmes à toutes les équipes. » La prochaine sur la liste est donc la Cro Lyon. « Par rapport à notre logique, nous avons encore moins de pression sur cette rencontre que sur les précédentes, assure Jacques Faresse, il faut la prendre comme une récompense de notre beau début de saison. »

« Plus l'enjeu est grand plus les Lyonnais sont forts »
Faresse, qui connaît bien la maison croix-roussienne pour l'avoir fréquentée, en tant que joueur et entraîneur, de 1993 à 2001, ne se fait toutefois pas d'illusions : « Ce match face à la meilleure équipe de France, voire d'Europe, sera surtout pour nous l'occasion d'étalonner notre niveau. Il ne faut en tout cas pas s'attendre à voir la Cro évoluer en dessous du sien. Plus l'enjeu est grand, plus les Lyonnais sont forts. » Saint-Vulbas n'en est cependant plus à une surprise près

Sébastien Calemard



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