Article du lundi 21 juillet 2008

National: Gottardo en fête

Comme à Pentecôte, les Pontois ont battu les Lyonnais de Ruillat en finale


Le parc Ainterexpo de Bourg-en-Bresse avait des airs de « Pentecôte en juillet » hier après-midi. La finale de la catégorie « National » des quatre-vingt-deuxièmes championnats de France quadrettes a en effet mis aux prises, comme le 12 mai dernier place Bellecour à Lyon, le Pont-de-Claix de Serge Gottardo et l’Ascul de Jean-Pierre Ruillat. Pour le même résultat : les Isérois, vainqueurs 11-2 au printemps, l’ont cette fois emporté 11-6. Mais au cœur de l’été, ils ont cependant eu un peu plus chaud.

« Il y a quelques regrets, c’est sûr », commentait ainsi Ruillat, chef d’équipe et président du club croix-roussien, après la défaite. « Nous avons eu de nombreuses occasions d’égaliser, voire de passer devant. Nous avons toujours été à une boule près… » Toujours, sauf lors de la deuxième mène, qui a vu les Rhodaniens encaisser cinq points, et dans la dernière qui leur en a coûté quatre. « La partie s’est jouée à trois fois rien. Et ils étaient plus forts mentalement », expliquait pour sa part Michel Abrial à propos de ces moments clés de la rencontre. Comme ses partenaires Julien Riberon, Christian De Vecchi et Jean-Paul Riou, Michel s’estimait cependant heureux, malgré une légitime déception, d’avoir réussi un si beau parcours dans l’Ain, parfois semé d’embûches qui auraient bien pu précipiter leur chute un peu plus tôt.

Heureux, le mot est faible pour décrire les sentiments qui animaient les vainqueurs pontois à la sortie des jeux. Loïc Gottardo, qui avait raté le triomphe des siens à Pentecôte (il préparait alors l’examen de son BTS banque, qu’il a depuis brillamment réussi), restait même sans voix, en pleurs, tandis qu’il venait de remporter une première grande victoire aux côtés de son papa Serge.

« Il m’a fait un superbe cadeau. C’est un gros doublé, qui efface le regret de son absence de Bellecour », bredouillait ce dernier, lui aussi très ému, dans ce qui a d’ailleurs également ressemblé à une grande fête de famille.

Une fête au cours de laquelle Frédéric Maugiron a gagné en même temps que sa sœur Corine, lauréate chez les filles (lire par ailleurs), pour le plus grand bonheur de leur père et entraîneur Guy. Une fête qui, enfin, a été à la hauteur de la superbe organisation bressanne de ces championnats de France.

S. C.



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