Article du lundi 21 juillet 2008
Cadets: Riout, comme un ouragan
Sur la route de sa renaissance, la quadrette de Vénissieux n’a pas traîné en chemin. En finale, les joueurs de Claude Payet n’ont ainsi eu besoin que de trois mènes, et une demi-heure, pour ajouter à leur victoire du « Bellecour » 2007 le titre de champion de France 2008.
Une (re)conquête expresse entamée dès le matin, où, en demi-finales, Riout et ses copains se débarrassaient sans mal d’un Percherancier en déficit au point. Après leur habituel balbutiement de la première passe (deux trous de Bourrin), les Vénissians étouffaient ensuite complètement les Bourguignons. De 0-2, ils passaient à… 11-2, en cinq mènes et une heure de jeu. Et on n’avait encore rien vu.
En finale, Vénissieux allait même deux fois plus vite! Il faut dire que ses adversaires héraultais, bien tendres et inexpérimentés à ce niveau, passaient complètement à côté de leur partie. Les partenaires de Carayol ne faisaient ainsi pratiquement compter aucune boule dans les deux premières jetées. Du pain bénit pour Anthony Bourrin, qui écrasait deux buts de cinq. La finale était finie avant d’avoir commencé (10-0). Sans pitié, sur un « biberon » du petit Ortuno, Bourrin frappait encore le seul « vrai » point des Montpelliérains, qui n’effectuaient ensuite pas la moindre reprise. La messe était dite. Et, fait inédit, Anthony Riout était titré sans avoir joué une boule de la finale! Pour leur dernière année en cadets, Jonathan Millet et Anthony Bourrin offraient ainsi un beau cadeau à « Papy » Soffray, le directeur du centre de formation vénissian, qui devrait prochainement passer la main.