Article du lundi 24 décembre 2007
Palandre (Reyrieux), la quadrette qui monte
Palandre (Reyrieux) ne se croyait pas digne de l'élite. Mais il en fait partie et y creuse son sillon
Lorsqu'André Tissut, bouliste réputé, vint s'installer à Reyrieux, il souhaita constituer sur place une quadrette de Nationale. Thierry Choux répondit à son appel. Il y a huit ans, il dirigeait une équipe qui comptait dans ses rangs Sarzier, Durand-Bouzon, Vizcaïno et Simon. Un peu plus tard, Christian et Serge Gobet arrivèrent en renfort.
Aujourd'hui, la quadrette des Rives de Saône évolue sous le nom de Stéphane Palandre qui, comme Thierry Choux, est originaire de Meximieux. Tous deux ont pour partenaires Thierry Pingeon, le frère de Stéphane (la nouvelle recrue de Saint-Vulbas), le Bressan Franck Tignat, et deux jeunes espoirs de Villeneuve, Benoît Boisson et Emmanuel Péaud.
Une ascension rapide
En 2005-06, rien ne voulut sourire aux boulistes de Reyrieux. Ils terminèrent trente-troisième du classement des quadrettes de Nationale. Il fallait finir parmi les 32 premiers pour se qualifier directement pour le championnat de France. Au Fédéral, ils perdirent à la partie qualificative contre Tignat, qui jouait avec Lebeau (Saint-Vulbas) : « Nous avons recruté Franck Tignat juste après, pour qu'il arrête de nous embêter. »
En 2006-07, Choux et ses équipiers tenaient à prendre rang parmi les 32 meilleures quadrettes de l'Hexagone. Terminant parmi les 16 premiers, ils participèrent au championnat de France Élite. « Nous avons hésité à accepter, » reconnaît Stéphane Palandre, « Nous pensions que c'était trop gros pour nous. »
Désormais, les gars de Reyrieux ne regrettent pas d'avoir tenté leur chance au plus haut niveau.
Admis en cette première moitié de saison dans le Top 16, ils espèrent bien y rester. leur neuvième place actuelle leur autorise tous les espoirs avant les deux épreuves décisives de janvier, à Poitierset à Saint-Étienne.
lors de la première épreuve de la saison en quadrettes, comptant pour le Top 16, Palandre a atteint la finale après avoir multiplié les exploits : « Pendant deux jours, nous nous sommes régalés. »
Une ambition raisonnable
Sportivement, les boulistes des Rives de Saône se sont fixé des objectifs raisonnables : « Nous sommes heureux de goûter à l'élite.
Si nous restons dans les 16, tant mieux. Mais nous voulons au moins finir dans les 32 premiers.
En gagnant au moins un concours national et en faisant de belles parties. » Ils se sont donné des moyens tout aussi raisonnables. « C'est vrai que nous sommes sans doute l'équipe du Top 16 qui s'entraîne le moins, » admettent ces boulistes talentueux qui ont tous une activité professionnelle astreignante.