Article du jeudi 27 novembre 2008
Condro : « De bonnes bases »
Homme en forme du début de saison, le Bressan de Pont-de-Claix revient samedi à la Cro
Gérard Condro est en grande forme. L’ancien joueur de la Cro, qu’il a quittée il y a un peu plus d’un an pour rejoindre Pont-de-Claix, a commencé la saison 2008-2009 sur les chapeaux de roue en remportant le « Thuellin », officieux championnat du monde en simple, pour la troisième fois (après 1995 et 2001), et en étant l’un des principaux artisans du triomphe de la quadrette de Patrick Goffi (Sébastien Grail, Laurent Renucci, Fabrice et Daniel La Posta) dans le « Super 16 » de l’Ascul -encore un de ses anciens clubs! - le week-end dernier.
C’est donc en toute confiance que l’expérimenté « Gégé », Lyonnais habitant Bourg-en-Bresse de bientôt 44 ans (le 5 décembre), reviendra au boulodrome des Canuts, fief de la Cro, samedi à l’occasion de la cinquième journée du championnat de France Elite des clubs sportifs. Et toujours avec beaucoup d’ambition.
>> Gérard, dans quel état d’esprit vous trouvez-vous actuellement?
Je me sens bien, après une première année à Pont-de-Claix chaotique, difficile pour moi. Il fallait pallier à l’absence de « Seb » (Grail, blessé la saison dernière). Donc nous n’avons pas joué dans la formation qui était prévue au départ. Ce qui ne nous a pas empêchés de gagner deux Grands Prix (NDLR : à Saint-Priest et à l’Ascul)!
>> Votre beau début de saison vous fait-il espérer encore mieux?
Nous sommes repartis sur de bonnes bases. Personnellement avec le « Thuellin » et, en équipe, avec le « Super 16 ». Patrick Goffi (chef de quadrette et « mécène » du club pontois) est très content. Or il est quelqu’un de très important. S’il n’était pas là, il serait impossible de faire évoluer le club dans cette direction.
>> Quels sont les objectifs de ce club cette saison?
Principalement les championnats de France quadrettes. J’espère qu’à Villefranche en juillet, nous ne serons pas loin du bout. Nous étions déjà bien contents d’être en demi-finales la saison dernière à Bourg-en-Bresse (battus par les Toulousains de René Cannizzo). Nous n’avions pas le potentiel pour gagner. C’est certainement différent maintenant. En club sportif, le but est aussi de finir dans les quatre premiers pour jouer les demi-finales.
>> Justement, comment envisagez-vous votre rencontre de club à la Cro?
On sait que ce sera une mission très difficile. Mais si on réédite l’exploit de l’an passé (match nul 16-16), on sera très heureux. Ça ne se présente en tout cas pas mal : quand nous gagnions le « Super 16 » à Lyon, l’autre quadrette du club (Loïc et Serge Gottardo, Frédéric Maugiron, Guillaume Sommeiller) s’imposait au Grand Prix de Chambéry!
>> Jouer à Lyon, c’est toujours particulier pour vous ?
Je crois que j’ai bien digéré mes sept ans passés à la Cro. Mais j’ai toujours autant de plaisir à retrouver mes ex-collègues. Nous nous affrontons toujours dans un excellent état d’esprit.
Propos recueillispar Sébastien Calemard